Dépaysagéité et un peu de vide











| Du mercredi 20 au 31 mai 2026 Heures d’ouverture: du 20 au 24 de 13h30 à 18h et le samedi 30 et le dimanche 31 de 13h30 à 18h. les 25, 26, 27, 28, 29 sur rendez-vous (514 647 6450) Vernissage: le mercredi 20 mai de 17 h à 20 h Produit Rien 6909 Marconi, Montréal Dépaysageité et un peu de vide Il ne s’agit pas de représenter un lieu, mais de le faire fuir. Le dessin n’est pas ici une ligne qui cerne, mais une ligne qui déterritorialise — elle glisse, bifurque, hésite, refuse de fixer ce qu’elle effleure. Elle emporte le regard ailleurs, dans un dehors sans contour stable. La sculpture, quant à elle, n’impose pas une présence : elle négocie avec l’espace. Elle ouvre, elle creuse, elle laisse passer. Ce qui importe n’est pas seulement la masse, mais ce qu’elle permet au vide de devenir. Car le vide n’est pas absence. Il est tension, respiration, circulation. Il est ce par quoi la forme ne se referme pas, ce par quoi elle reste disponible, encore en train de se faire ou de se défaire. Dans Dépaysagéité, il n’y a plus de paysage à contempler, mais une expérience à traverser. Le regard ne se pose pas — il s’égare. Et peut-être est-ce là, dans cette légère perte, que quelque chose commence. A Disorienting with a little emptiness It is not about representing a place but about making it recede The drawing here is not a line that contains but one that removes territory the line glides, branches, hesitates refuses to fix that which it touches It takes the gaze elsewhere to an outside without stable contours As for the sculpture, it imposes no presence it negotiates with space It opens, it excavates, it allows passage What matters is not only the mass But what it allows the void to become As the void is not absence it is tension, respiration, circulation It is how the form does not close in and by which it remains available still in a process of making, or unmaking In Disorentation, there is no landscape to contemplate but an experience to move through The gaze does not land It wanders And maybe here in this slight loss, something begins |
