Mindy Yan Miller


Seeing and Not Seeing & other recent work / Voir et ne pas voir et autres œuvres récentes

10 novembre au 12 décembre 2021

Produit Rien
6909 rue Marconi
Montréal, QC, H2S 3H5

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photos: Paul Litherland

Présenté par la Fondation André Forestier pour l’art contemporain

Mindy Yan Miller’s installations, sculpture and performative pieces investigate labour, identity, loss and commodification through a source-practice of involvement with potent materials combined with actions of repetition and pattern making. She has worked with used clothing, melted fabric, human hair, Coke cans and, for the work in this exhibition, cowhides. This work is part of a new body of work involving hides as primary material. Industrially produced cowhides are the foundation for Yan Miller’s working processes involving cutting, shaving, perforating and other pattern-making interventions in artworks which are displayed both frontally (as hanging wall-works) and horizontally (as table-works).

Seeing and not seeing is an encounter both with nature and with the human manipulation of nature (that one could call world-design) in the form of the food industry, of which they are a by- product. There is nothing more evocative of ‘nature’ for humans than the animals with whom we share space, which exist at our scale, and whose style of movement is biologically and neurologically so close to our own. Animal skins as a flattened form, derived from (or expressing) the full living form, are shapes which are as primal a part of human image-making as we can imagine – outline drawings from the survival-hunt as proto-art or proto-ritual practice. These very contemporary manifestations of ‘material meaning’ are an engagement with the idea of nature in an era of intense environmental co-fragility and with the endgame of colonial culture. That is to say: they are about the basic crisis-questions of America. (Andrew Forster, curator)

Since the mid-eighties Mindy Yan Miller has exhibited across Canada, including at Mercer Union, YYZ, Optica, B-312, La Centrale, The Art Gallery of Alberta, Southern Alberta Art Gallery, Latitude 53, Stride Gallery, Dunlop Art Gallery, Moose Jaw Museum and the Western Development Museum (Saskatchewan). Internationally, her work has been seen at Art in General (NYC), Hallwalls (Buffalo), Artspace (Raleigh NC), W139 (Amsterdam), Galerie Schleifmuhlgasse (Vienna), Artforum (Berlin) and Universidad Iberioamericana (Mexico City). Formerly very implicated in Montreal’s artist-run milieu, Mindy Yan Miller currently lives with her family in Saskatoon. She regularly returns to Montreal to teach in the Fibres and Material Practices area at Concordia University. Participation in this exhibition is supported by Concordia University through a CUPFA professional development grant.


Presented by la Fondation André Forestier pour l’art contemporain

La pratique d’installations, de sculptures et d’œuvres performatives de Mindy Yan Miller examine le labeur, l’identité, la perte et la marchandisation et tire sa source de l’intervention sur des matériaux éloquents combinée à des actions répétitives et à la fabrication de motifs. Elle a travaillé avec des vêtements usagés, du tissu fondu, des cheveux humains, des canettes de Coca-Cola, et, pour cette exposition, des peaux de vache. Ces pièces font partie d’un nouveau corpus dont les peaux constituent la matière première. Les cuirs de vaches produits industriellement sont au fondement du processus de travail de Yan Miller et comprennent la coupe, le rasage, la perforation ainsi que d’autres interventions de l’ordre de la fabrication de motifs, en des œuvres d’art qui sont présentées frontalement (pièces murales suspendues) et horizontalement (pièces de table).

L’ouvrage intitulé seeing and not seeing (voir et ne pas voir) est une rencontre à la fois avec la nature et avec la manipulation humaine de celle-ci (qu’on pourrait appeler « design du monde »), sous forme d’industrie alimentaire, dont elles sont un sous-produit. Rien de plus évocateur de la « nature » pour les humains que les animaux avec lesquels nous partageons l’espace, qui existent à notre échelle, et dont le style de mouvement est biologiquement et neurologiquement si proche du nôtre. Les peaux animales comme forme aplatie, dérivée de (l’expression de) l’entière forme vivante, sont des figures les plus primitives de la fabrication humaine d’images que l’on puisse imaginer : dessins au trait de la chasse de subsistance préhistorique en tant que proto-art ou protopratique rituelle. Ces manifestations très contemporaines de « sens matériel » constituent un engagement envers l’idée de nature dans une ère d’intense co-fragilité environnementale ainsi qu’envers la phase finale de la culture coloniale. Autrement dit : elles parlent des interrogations fondamentales d’une Amérique en crise. (Andrew Forster, commissaire)

Le travail de Mindy Yan Miller est exposé partout au Canada depuis le milieu des années 80, notamment à Mercer Union, YYZ, Optica, B-312, La Centrale, la Art Gallery of Alberta, la Southern Alberta Art Gallery, Latitude 53, la Stride Gallery, la Dunlop Art Gallery, au Moose Jaw Museum et au Western Development Museum (Saskatchewan). Sur la scène internationale, elle a exposé à Art in General (New York), Hallwalls (Buffalo), Artspace (Raleigh, C.N.), W139 (Amsterdam), la Galerie Schleifmuhlgasse (Vienne), Artforum (Berlin) et la Universidad Iberioamericana (Mexico). Auparavant très impliquée dans le milieu artistique montréalais, elle vit désormais avec sa famille à Saskatoon. Elle revient régulièrement à Montréal pour enseigner au programme Fibres et pratiques matérielles de l’Université Concordia. La participation à cette exposition est financée par l’Université Concordia grâce à une bourse de perfectionnement professionnel de l’APTPUC.



PRODUIT RIEN – 6909 Rue Marconi, Montréal